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Catalogue des stations forestières

Un catalogue des stations forestières présente l’inventaire de tous les types de station présents dans une région naturelle et leur description scientifique précise, ainsi que des critères simples pour les reconnaître sur le terrain.
Il comprend en principe cinq parties :

  • une présentation générale de la région étudiée ;
  • un exposé de la méthode utilisée pour le construire et des éléments diagnostiques qui en sont l’expression (assez souvent des groupes écologiques d’espèces végétales) ;
  • la description des différents types de station forestière, dans un ordre logique ;
  • une clé de détermination des types de station ;
  • des résultats synthétiques sur la région et des annexes diverses, en particulier sur la dynamique de la végétation, les habitats présents, voire des conseils pour la mise en valeur forestière tenant compte des caractéristiques écologiques des stations.

N.B. : 1) Une étude typologique des stations ne respecte pas l’ensemble des critères imposés à un catalogue : absence de clé ou approche uniquement géomorphologique, géologique ou pédologique le plus souvent.
2) Un catalogue simplifié est proche d’un guide simplifié, les efforts de présentation du document en moins.

Chablis

Concrètement, lors de la saisie des arbres levés, l’état de végétation de l’arbre (vivant, mort sur pied, mort sur pied cassé ou chablis) est noté et en découlent différentes informations à renseigner, propres à cet état.

Les arbres morts sur pied (cassés ou non) font l’objet d’une identification de l’espèce, de l’origine de l’arbre (rejet ou semence), de la date présumée de mort (moins de 5 ans ou plus de 5 ans) et de la mesure de la circonférence à 1,30 m. La hauteur de casse est également notée pour les arbres cassés sur pied.

Le volume des arbres morts est ensuite calculé grâce à un tarif à une entrée (la circonférence).

 

Charte forestière de territoire (CFT)

Une CFT est un outil d’animation, d’aménagement et de développement d’un projet territorial autour de la forêt et du bois, construit et porté, par des acteurs du territoire. La CFT est constituée d’un diagnostic de territoire et d’un plan d’actions pluriannuel.

Classe d’altitude

Ancienne méthode

Pour chaque point d’inventaire, l’altitude est obtenue de manière indirecte par l’utilisation de données cartographiques et de la BD Alti® de l’IGN (précision de l’ordre de 50 mètres).

L’altitude est alors discrétisée en six classes (<200 mètres ; 200-400 mètres ; 400-600 mètres ; 600-1000 mètres ; 1000-1400 mètres ; > 1400 mètres).

Nouvelle méthode

Pour chaque point d’inventaire, l’altitude est obtenue de manière indirecte par l’utilisation de données cartographiques et de la BD Alti® de l’IGN (précision de l’ordre de 50 mètres).

Il est possible ensuite de la discrétiser selon les besoins.

Classe de circonférence

La circonférence des arbres recensables est mesurée à une hauteur de 1,30 mètre à l’aide d’un ruban, avec une précision de l’ordre du centimètre.

Des classes de circonférence, plus ou moins larges, peuvent ensuite être générées pour aboutir à des classes de dimension (par exemple, les très gros bois ont une circonférence supérieure à 212 cm).

Classe de diamètre

La circonférence des arbres recensables est mesurée à une hauteur de 1,30 mètre à l’aide d’un ruban. Cette circonférence est convertie en diamètre en la divisant par le nombre ?.

Des classes de diamètre, plus ou moins larges, sont ensuite générées pour aboutir à des classes de dimension (par exemple, les très gros bois ont un diamètre supérieur à 67,5 cm).

Composition des peuplements

Nouvelle méthode

La composition d’un peuplement est calculée si et seulement si le peuplement possède un couvert recensable suffisant soit un taux de couvert absolu de la strate recensable strictement supérieur à 15 %. Si cette condition est respectée, la composition du peuplement est déterminée à partir du taux de couvert libre relatif des différentes essences d’arbres recensables composant le peuplement.

Pour apprécier les essences, un seuil de 15 % est introduit. Il est le seuil minimum pour prendre en compte une essence (l’essence est alors dite « présente »). Le nombre d’essences nécessaires pour atteindre un taux de couvert libre relatif de 75 % est comptabilisé en commençant par les plus représentées :

– si une essence atteint à elle seule ce seuil, on parle alors de peuplement pur ;

– si deux essences ou plus sont nécessaires pour atteindre ce seuil, on parle alors de peuplement mélangé ;

De nombreuses combinaisons observées d’essences aboutissent à une liste de plus de 1000 types de composition élémentaire. Par agrégation de ces types élémentaires entre eux autour des types les plus fréquents, une hiérarchie de types de composition a été construite. Cinq niveaux ont été retenus. Le plus agrégé correspond à :

- peuplement de feuillus : peuplement dans lequel les essences retenues pour le calcul de la composition ne sont que des essences feuillues.

- peuplement de conifères : peuplement dans lequel les essences retenues pour le calcul de la composition ne sont que des essences résineuses.

peuplement mixtes (feuillus et conifères en mélange) : peuplement dans lequel les essences retenues pour le calcul de la composition sont à la fois des essences feuillues et résineuses.

Les conifères représentent plus de 75 % du couvert libre relatif (6/7). C’est donc un peuplement de conifères. Le sapin pectiné atteint 75 % de couvert libre relatif (6/7). C’est un peuplement pur de sapin pectiné.

 

Les feuillus représentent plus de 75 % du couvert libre relatif (7/9). C’est donc un peuplement de feuillus. Aucune essence feuillue n’atteint 75 % (3/9 au mieux). C’est un peuplement de feuillus en mélange (à trois essences).

 

Les feuillus couvrent moins de 75 % du couvert libre relatif (4/9), les conifères également (5/9). Il s’agit donc d’un peuplement mixte.

Conifère

Les conifères sont des arbres qui ont généralement une seule tige (on parle d’arbre de futaie), des aiguilles et sont issus d’une graine « nue » (gymnosperme).

Couvert

Le couvert représente la projection verticale des houppiers au sol et donne l’importance relative des espèces arborées au sein d’un peuplement. L’évaluation du couvert s’effectue sur une placette de 20 ares (soit 25 mètres de rayon) pour les arbres recensables et sur une placette de 7 ares (soit 15 mètres de rayon) pour les arbres non recensables.

Couvert absolu

Le taux de couvert absolu d’un peuplement est égal à la somme des couverts des arbres recensables qui le composent rapportée à la superficie du site (toujours égale à dix).

Le taux de couvert absolu est ici de 90 % (9/10).

Le couvert des ligneux haut

indique le recouvrement absolu des végétaux ligneux de plus de deux mètres de hauteur sur la placette de 7 ares.

Le couvert des ligneux bas

indique le recouvrement absolu des végétaux ligneux de moins de deux mètres de hauteur sur la placette de 7 ares.

Le couvert des non ligneux

indique le recouvrement absolu sur la placette de 7 ares, des espèces herbacées, mousses et fougères, absentes de la liste des espèces ligneuses.
Remarque : Seules les mousses poussant sur la terre sont prises en compte, celles poussant sur les rochers et sur le bois ne sont pas comptabilisées.

Couvert libre

Le taux de couvert libre d’un sous-peuplement est égal à la somme des couverts des houppiers des arbres recensables de ce sous-peuplement qui ont accès direct à la lumière rapportée à la superficie du site.


Le taux de couvert libre des feuillus est de 70 % (7/10), celui des conifères de 20 % (2/10).

Couvert libre relatif

Le taux de couvert libre relatif d’un sous-peuplement est égal à la somme des couverts libres du sous-peuplement rapportée au couvert absolu de tout le peuplement.


Le taux de couvert libre relatif des feuillus est de 78 % (7/9).

Couvert relatif

Le taux de couvert relatif d’un sous-peuplement est égal à la somme des couverts absolus du sous-peuplement rapportée au couvert absolu de tout le peuplement.


Le sous-peuplement considéré correspond aux feuillus. Le taux de couvert relatif des feuillus est de 89 % (8/9).

Couverture du sol

Ancienne méthode

La couverture du sol est une caractéristique spatiale décrivant la nature biophysique des principaux éléments végétaux ou minéraux présent sur la placette d’inventaire. Les modalités suivantes sont distinguées :

- forêt fermée : taux de couvert absolu des arbres forestiers supérieur ou égal à 40 %, sur une surface supérieure ou égale à cinq ares et sur une largeur supérieure ou égale à 25 mètres, à l’exception des vergers cultivés (noyers, châtaigniers,). Taux de couvert relatif des peupliers cultivés inférieur à 75 %.

- forêt ouverte : taux de recouvrement absolu des arbres forestiers supérieur ou égal à 10 % et inférieur à 40 %, sur une surface supérieure ou égale à cinq ares et sur une largeur supérieure ou égale à 25 mètres, à l’exception des vergers cultivés. Taux de couvert relatif des peupliers cultivés inférieur à 75 %.

- lande : Végétaux non cultivés (ligneux ou non ligneux). Taux de couvert absolu des arbres inférieur à 10 %, hors arbres épars, sur une surface supérieure ou égale à cinq ares et sur une largeur supérieure ou égale à 25 mètres.

- peupleraie : taux de couvert absolu des arbres supérieur ou égal à 10 %, sur une surface supérieure ou égale à 5 ares et sur une largeur supérieure ou égale à 25 mètres. Taux de couvert libre relatif des peupliers cultivés supérieur ou égal à 75 %.

- autre végétation : végétaux non ligneux cultivés, arbres fruitiers, arbres d’ornement, arbustes cultivés sur une surface supérieure à cinq ares et sur une largeur supérieure à 25 mètres.

- sans végétation  : glace ou roche ou sol nu ou artificiel ou bâti.

- eau continentale : eau douce, saumâtre ou salée, courante ou stagnante, sur une surface supérieure ou égale à cinq ares et sur une largeur supérieure ou égale à cinq mètres et une longueur supérieure ou égale à 25 mètres.

- hors territoire.

Nouvelle méthode

La couverture du sol est une caractéristique spatiale décrivant la nature biophysique des principaux éléments végétaux ou minéraux présent sur la placette d’inventaire. Les modalités suivantes sont distinguées :

- couverture boisée fermée : une couverture boisée fermée est un terrain de superficie au moins égale à 50 ares et de largeur supérieure ou égale à 20 m où croissent des arbres et où leur taux de couvert absolu est au moins égal à 40 %. Le taux de couvert relatif des peupliers cultivés doit être inférieur à 75 %.

- couverture boisée ouverte : une couverture boisée ouverte est un terrain de superficie au moins égale à 50 ares et de largeur supérieure ou égale à 20 m où croissent des arbres et où leur taux de couvert absolu est au moins égal à 10 % et strictement inférieur à 40 %. Le taux de couvert relatif des peupliers cultivés doit être inférieur à 75 %.

- peupleraie  : une peupleraie est un terrain de superficie au moins égale à 50 ares et de largeur supérieure ou égale à 20 m où croissent des peupliers cultivés au taux de couvert relatif d’au moins de 75 % et où le taux de couvert absolu des arbres* est supérieur à 10 %.

- bosquet : un bosquet est un terrain de superficie comprise entre 5 ares et 50 ares et de largeur supérieure ou égale à 20 m où croissent au moins quatre arbres non alignés et où leur taux de couvert absolu est au moins égal à 40 %. Il peut s’agir de peupliers cultivés.

- lande : une lande est un terrain de superficie au moins égale à 5 ares et de largeur supérieure ou égale à 20 m où croissent des végétaux non cultivés (ligneux ou non ligneux) et où le taux de couvert absolu des arbres est inférieur à 10 %, même si des arbres épars sont présents.

- autre végétation : un terrain d’autre végétation porte des végétaux cultivés, ligneux ou non. On y classe les vergers et les pépinières. Sa superficie est au moins égale à 5 ares et sa largeur est supérieure ou égale à 20 m.

- terrain artificialisé sans végétation : un terrain artificialisé sans végétation est un terrain bâti ou au sol revêtu (routes et chemins empierrés). Sa superficie est au moins égale à 5 ares et sa largeur est supérieure ou égale à 5 m et sa longueur à 25 m.

- terrain naturel sans végétation : un terrain naturel sans végétation est formé de glace, de roche ou de sol nu. Sa superficie est au moins égale à 5 ares et sa largeur est supérieure ou égale à 20 m.

- eau continentale :une surface d’eau continentale est constituée d’eau douce, saumâtre ou salée, courante ou stagnante. Sa superficie couverte d’eau de façon permanente est au moins égale à 5 ares et sa largeur est supérieure ou égale à 5 m et sa longueur à 25 m.


ACTUS INVENTAIRE FORESTIER

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