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L’inventaire forestier Historique : 60 ans d’inventaire

Historique : 60 ans d’inventaire

Pour ses 60 ans, l’inventaire forestier français a organisé en octobre 2018 un colloque : "60 ans d’inventaire forestier pour éclairer l’avenir" et un atelier thématique.
Retrouvez l’ensemble des documents présentés lors de ces deux événements.


Création de l’inventaire permanent des ressources forestières nationales par ordonnance du Général de Gaulle (24/09/1958).
Mise en place du programme d’inventaire forestier national (IFN) par le service de l’inventaire forestier national du ministère de l’agriculture afin de mieux connaître la ressource forestière indépendamment de toute question de propriété.
Le service de l’inventaire forestier national devient un établissement public à caractère administratif (Inventaire Forestier National ou IFN).
L’inventaire est réalisé par enquêtes départementales successives et asynchrones, avec une périodicité d’environ 12 ans. Cette méthode avait été retenue notamment pour assurer une cohérence avec le découpage administratif. À partir de 1985, une cartographie préalable de critères forestiers (types de peuplement, propriété forestière) est introduite afin de disposer de strates cartographiques destinées à améliorer la précision et la localisation des résultats d’inventaire. Les cartes forestières ainsi réalisées, sont elles-mêmes exploitées et utilisées comme de nouveaux résultats, produits ensuite en routine par l’IFN. A titre d’exemple, la carte décrivant les types de peuplements forestiers est progressivement intégrée aux référentiels IGN. Elle permettra ainsi d’établir le « fond vert » des cartes au 25 000e avant de constituer une base de données à part entière, la BD Forêt®.

Les tempêtes Lothar et Martin frappent la France et provoquent des dégâts considérables en forêt. L’évaluation des volumes de bois touchés (176 millions sur les 2 400 millions de mètres cubes de bois que comptait alors la France) met en évidence les limites du système, les départements affectés ayant, pour certains, été inventoriés plus de 10 ans auparavant. À partir de cette période, une méthode alternative est étudiée par l’IFN.

À l’instar de la Suède en 1952, des États-Unis en 2001, de la Finlande en 2004, et de la Suisse en 2009, la France met en oeuvre une nouvelle méthode d’inventaire en continu à l’échelle métropolitaine avec des résultats mis à jour annuellement. Ce principe de suivi annuel devient la référence au niveau international. Réalisé par campagnes annuelles (de novembre année n- 1 à octobre année n pour la phase terrain), il présente l’avantage d’être permanent et continu tant sur le plan de la collecte de données que de la production des résultats.
La méthode connait des évolutions majeures. Après deux années de test, la mesure directe des prélèvements de bois en forêt est mise en place nécessitant une logistique importante. En effet, il s’agit de revisiter tous les points étudiés 5 ans auparavant où au moins un arbre mesuré aurait pu être coupé.
Un nouveau découpage biogéographique du territoire est instauré pour mieux rendre compte d’un point de vue écologique de l’état et de l’évolution des forêts françaises. Ce découpage se présente sous la forme de 11 grandes régions écologiques (GRECO), elles-mêmes divisées en 86 sylvoécorégions (SER). Dans le même temps, des données écologiques sont relevées par l’inventaire dans le cadre du programme « suivi temporel des habitats forestiers » ; la forêt devenant le premier secteur doté d’un outil de monitoring dans ce domaine.
L’IFN fusionne avec l’Institut géographique national pour former l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN). La mission d’inventaire forestier national est assurée conformément aux articles L.151-1 et R.151-1 du Code forestier.
L’IGN crée, le LIF, laboratoire de recherche en inventaire forestier afin notamment d’améliorer la précision des données, d’optimiser la méthode d’inventaire, d’enrichir la production des résultats à collecte constante, de faire de l’inventaire un outil de monitoring des écosystèmes forestiers soumis à des évolutions majeures (extension forestière, bioéconomie, changement climatique). Ainsi l’IGN a engagé un programme ambitieux d’acquisition de données sur la géométrie des parties aériennes des arbres par numérisation 3D grâce au lidar terrestre pour répondre aux besoins de connaissance plus complète des volumes de bois et de biomasse (bois énergie, comptabilité carbone). En parallèle, l’IGN participe au projet XyloDensMAp, projet de recherche piloté par l’INRA, pour mesurer la densité du bois des arbres recensés par l’inventaire.

L’IGN conforte son expertise forestière en créant deux départements d’expertise situés en directions territoriales (DT), un département spécialisé « Ressource forestière et carbone » et un département spécialisé « Écosystèmes forestiers ».

L’Inventaire forestier national obtient le label d’intérêt général et de qualité statistique en juin 2017 pour une durée de 5 ans. Remis par le Conseil national de l’information statistique (INSEE), ce label permet de vérifier la qualité de l’enquête, d’en valider les méthodes et confère à l’Inventaire un caractère obligatoire. Dès aujourd’hui l’inventaire forestier permet : « la mise en pleine lumière de la très forte dynamique de croissance, non seulement en surface, mais surtout maintenant en volume sur pied, et les profondes transformations de ces forêts associées à cette évolution. Si le phénomène était certes connu, la pleine mesure de son importance n’avait pas été prise. C’est donc l’image d’une forêt française en forte expansion et en forte transformation que fait apparaître l’inventaire forestier national, avec une abondance de ressources forestières en grande partie non anticipée » comme le soulignait Jean-Christophe Hervé, directeur du laboratoire d’inventaire forestier jusqu’en avril 2017.

ACTUS INVENTAIRE FORESTIER

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