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Opérations d’inventaire

L’exécution d’un inventaire départemental consistait en une séquence d’opérations étalées sur une durée de 3 à 5 ans :

  1. Étude préalable  : recueil des données externes et spécification des nomenclatures et protocoles opératoires particuliers de l’inventaire départemental.
  2. Couverture aérienne  : couverture stéréo-photogrammétrique à grande échelle en saison de végétation.
  3. Cartographie  : tracé sur fond topographique des limites de régions forestières, régions populicoles, classes de propriété et types de formation végétale (ces derniers élaborés par photo-interprétation). Le croisement de une à trois de ces couches thématiques constitue les domaines d’étude cartographiés (DEC).

    Échantillons des trois premières phases de l'inventaire forestier
    Trois des quatre phases de l’inventaire forestier

  4. Phase 1  : sondage systématique ou pseudo-systématique de points uniformément répartis dans le territoire inventorié, photo-interprétation des formations à inventorier, classement et première évaluation de leur importance à la date des photographies aériennes.
  5. Phase 2  : sondage aléatoire ou systématique stratifié dans l’échantillon de phase 1, contrôle au sol des données et actualisation des résultats de phase 1. Les strates sont constituées à l’intérieur des domaines d’étude statistiques (DES) obtenus par regroupements de DEC. Les taux de sondage sont ajustés en fonction d’une consigne de précision sur le volume sur pied.
  6. Phase 3 : sélection des points de phase 2 interceptant une formation à inventorier et sondage à quatre degrés (en cas de mesure d’arbres) :
    • description de la formation et de la station : structure, composition en essences, exploitabilité, topographie, sol, humus, flore, etc. ;
    • recensement des arbres forestiers ;
    • description et mesures d’âge et des dimensions (sauf radiales) d’un sous-échantillon d’arbres recensés ;
    • mesures radiales des arbres de ce sous-échantillon.
  7. Phase 4 : nouvel examen de l’échantillon de phase 2 sur les photographies aériennes du cycle suivant, notation des mutations de couverture et usage du sol, des coupes totales et des dégâts d’incendie.

Pour des raisons opérationnelles, les opérations des phases 2 et 3 étaient jumelées. De même, les opérations de phase 4 étaient jumelées avec celles de phase 1 du cycle suivant.

La méthode d’inventaire comprenait donc un sondage par points et non par arbres ou par parcelles (dont les populations sont trop mal connues) ou encore par unités cartographiées (absentes aux débuts de l’IFN).

Pour atteindre les objectifs de précision et de niveau de détail des résultats, la taille des échantillons pour un département moyen était de 20 000 points en phase 1 et de 1 200 points-forêt en phase 3.

Les points étaient échantillonnés dans un espace bidimensionnel continu (plan de la projection cartographique) et les variables extensives (surfaces, volumes, accroissements, etc.) étaient estimées par sommation pondérée des valeurs mesurées sur les points de sondage. Plus précisément, les densités surfaciques ou linéiques étaient mesurées dans un voisinage (surface ou longueur de régularisation) de chaque point appelé placette. Les coefficients de pondération, appelés surfaces ou longueurs d’extension, étaient calculés de manière à éliminer les biais d’estimation.


 

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