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Espèce ligneuse

Une espèce ligneuse est un végétal qui
possède des tiges ayant la nature ou la consistance du bois, c’est-à-dire qui
contiennent de la lignine.

Espèce ligneuse non
arborescente

Une espèce ligneuse est non arborescente lorsqu’elle a une
hauteur inférieure à cinq mètres et qu’elle ne peut atteindre ce seuil in
situ
. Les espèces ligneuses non arborescentes sont donc les
arbustes, les arbrisseaux, les sous-arbrisseaux et certaines lianes.

Essence

Une essence désigne généralement une espèce
d’arbres mais peut parfois faire référence à une sous-espèce ou variété qui
présente un intérêt particulier ou bien à plusieurs espèces.

L’IGN
distingue les essences suivantes :

- chêne pédonculé

- chêne rouvre

- chêne rouge d’Amérique

- chêne pubescent

- chêne vert

- chêne tauzin

- chêne-liège

- hêtre

- châtaignier

- charme

- bouleau

- grand aulne

- robinier faux-acacia

- grand érable

- micocoulier

- frêne

- orme

- peuplier cultivé

- tilleul

- petit érable

- cerisier ou merisier

- autre fruitier

- tremble

- saule

- platane

- noyer

- olivier

- autre feuillu exotique

- noisetier

- charme-houblon

- peuplier non cultivé

- chêne chevelu

- eucalyptus

- aulne vert

- grand cytise (aubour)

- cornouiller mâle

- arbousier

- alisier torminal

- tulipier de Virginie

- autre feuillu indigène

- pin maritime

- pin sylvestre

- pin laricio

- pin noir

- pin pignon

- pin Weymouth

- pin d’Alep

- pin à crochets

- pin cembro

- pin mugho

- sapin pectiné

- épicéa commun

- mélèze d’Europe

- douglas

- cèdre de l’Atlas

- cyprès

- if

- autre conifère exotique

- gevévrier thurifère

- sapin méditerranéen

- sapin de Nordmann

- sapin américain

- épicéa de Sitka

- mélèze exotique

- autre conifère indigène

- cèdre du Liban

- pin à encens

Essence prépondérante

Ancienne méthode

Une essence est prépondérante dans un peuplement si son taux de couvert libre relatif
est compris entre 50 et 75 %.

Nouvelle méthode

Une essence est prépondérante dans un peuplement si son taux de couvert libre relatif
est compris entre 50 et 75 % et si aucune autre essence n’a un taux de couvert libre relatif supérieur à 15 %.

Essence principale

Ancienne méthode

L’essence principale est l’essence de plus fort taux de
couvert libre relatif sur le point d’inventaire. Ce taux peut-être très élevé
(100 % par exemple dans une plantation de pin maritime) ou relativement faible
(20 % par exemple dans un peuplement comportant plusieurs essences en mélange).

L’essence principale est appréciée par les équipes de terrain.

Nouvelle méthode

Une essence principale est déterminée sur chaque point d’inventaire en forêt
de production inventoriée effectivement boisée. S’il y a des arbres recensables sur la placette de 25 m
de rayon et donc un couvert recensable sur la placette d’inventaire, l’essence principale est celle des
arbres recensables dont les individus réunis ont le plus fort taux de couvert libre relatif.

S’il n’y a pas d’arbres recensables sur la placette de 25 m de rayon, l’essence
principale est celle dont le taux de couvert libre relatif est le plus élevé dans la strate non recensable,
c’est-à-dire sur la placette de 15 m de rayon. L’importance absolue de l’essence principale sur une placette
peut être très variable, forte s’il y a peu d’essences, faible si elles sont nombreuses.
Dans les peupleraies l’essence principale est toujours le peuplier cultivé.

Évolution

Ancienne méthode

L’évolution d’un peuplement est une caractéristique
décrivant les changements survenus ou en cours.

En cas d’évolution, la variable peut prendre les modalités
suivantes :

- régénération naturelle ou artificielle : régénération naturelle ou
artificielle en cours sans changement d’essence (l’essence prépondérante de la
régénération est encore largement présente dans l’ancien peuplement) ;

- transformation naturelle : régénération naturelle en cours avec
changement d’essence (l’essence prépondérante de la régénération n’est plus
largement présente dans l’ancien peuplement) ;

- boisement artificiel : introduction artificielle de plants depuis
moins de 40 ans sur un terrain auparavant non boisé ;

- reboisement artificiel en plein : introduction artificielle de
plants depuis moins de 40 ans sur un terrain auparavant boisé – le peuplement
ancien a un couvert absolu inférieur à 25 % ;

- reboisement artificiel sous abri : introduction artificielle de
plants depuis moins de 40 ans sous l’abri d’un ancien peuplement dont le
couvert absolu est encore supérieur à 25 % ;

- reboisement artificiel par bandes : introduction artificielle de
plants depuis moins de 40 ans dans des bandes d’au moins cinq mètres de large
après coupe partielle d’un ancien peuplement dont le couvert absolu est encore supérieur
à 25 % ;

- conversion feuillue : conversion de taillis ou de mélange
futaie-taillis vers la futaie au travers d’opérations sylvicoles
(vieillissement du taillis - réduction du nombre de tiges par cépée -
extraction de réserves vieillies) ou par régénération naturelle feuillue
acquise (couvert libre supérieur à 25 %) ou par enrichissement de la réserve ;

- colonisation naturelle : peuplement obtenu par colonisation
naturelle d’un terrain auparavant non boisé :

- destruction : peuplement dont le couvert des arbres vifs recensables
et non recensables est inférieur à 10 % et qui comporte moins de 500 brins
d’avenir par hectare du fait d’un accident important datant de moins de cinq
ans.

Exploitabilité

Ancienne méthode

La facilité d’exploitation est évaluée par l’intermédiaire
de la combinaison de quatre variables mesurées sur photographies aériennes ou
par l’intermédiaire des relevés effectués sur le terrain :

– la distance de débardage pour acheminer les bois du point
d’inventaire à une route accessible aux camions (distance < 200 mètres ;
comprise entre 200 mètres et 1
km ; comprise entre 1 et 2 km ; supérieure à 2 km). Cette variable est
appréciée sur photographie aérienne ;

– la nature du terrain (praticable ou impraticable) ;

– la classe de pente (0-15 % ; 15-30 % ; 30-50 % ;
supérieure ou égale à 50 %) ;

– l’accessibilité (site accessible sans création de piste,
site accessible avec création de piste, site inaccessible).

In fine, quatre catégories
d’exploitabilité sont élaborées (facile, moyenne, difficile, très difficile).
Elles sont présentées dans le schéma suivant :

 

Nouvelle méthode

La facilité d’exploitation est évaluée par l’intermédiaire de la combinaison de cinq variables mesurées sur photographies aériennes ou par l’intermédiaire des relevés effectués sur le terrain :

- la distance de débardage pour acheminer les bois du point d’inventaire à une route accessible aux camions (distance < 200 m ; comprise entre 200 et 500 m ; comprise entre 500 et 1 km ; comprise entre 1 et 2 km ; supérieure à 2 km). Cette variable est appréciée sur photographie aérienne ;

- la présence d’itinéraire de débardage (itinéraire existant ; itinéraire inexistant mais qui pourrait être créé ; itinéraire inexistant et impossible à créer).

- la pente maximale (0-15 % ; 15-30 % ; 30-45% ; 45-60 % ; 60 à 100 % ; supérieure à 100 %) ;

- la portance du terrain (terrain jamais portant ; terrain temporairement portant ; terrain portant toute l’année) ;

- le degré d’aspérité du terrain (terrain non accidenté, terrain accidenté, terrain très accidenté) ;

In fine, quatre catégories d’exploitabilité sont élaborées (facile, moyenne, difficile, très difficile). Elles sont présentées dans le schéma suivant :

 

IGN / MTES - MAA
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